Artiste accompli

Artiste accompli
Pour souligner ses 20 ans de carrière, Roch Voisine vient d'éditer un Best of d'une belle facture. Si certains artistes se contentent parfois de ressortir de vieux succès pour être certains de vendre, il préfère offrir au public un produit peaufiné et complet qui comporte à la fois des succès retravaillés et de nouvelles chansons.
Sur cet album double, les fans trouveront des morceaux inusités comme Hélène, Kissing Rain ou encore La Berceuse du petit diable, mais aussi des pièces inédites, une entrevue vidéo de 20 minutes lors de sa tournée en France et tellement de petits détails qui font la différence. C'est sa manière à lui de lutter positivement contre la copie systématique qui affecte l'industrie du disque et, en bout de ligne, des artistes comme lui.

Un chanteur créatif
En proposant un album personnalisé, Roch Voisine espère que le public aura le goût de se procurer son l'album. «Je pense que les gens ne réalisent pas la portée de leurs gestes parce qu'ils ne sont pas encore sensibilisés aux conséquences du piratage. Il y a toute une éducation à entreprendre là-dessus. Il est aujourd'hui impossible pour nous de survivre dans un tel contexte. Des compagnies majeures ont perdu 48 % sur leurs revenus en vente de disque, ce qui est énorme et très préjudiciable pour l'industrie. Si les gens ne sont pas conscients de l'enjeu, on finira par trouver sur le marché des produits sans créativité. Ils n'entendront que les meilleures chansons qui passent à la radio ou des morceaux écrits pour les cellulaires, c'est hallucinant!», s'inquiète Roch Voisine, qui souffre comme tant d'autres artistes de ce phénomène planétaire.

Dans cet acte de piratage devenu incontrôlable où les droits d'auteur sont bafoués, Roch Voisine pense qu'il est possible de renverser la vapeur en étant individuellement conscient du geste qu'on pose. Il pense aussi qu'il faut davantage de sensibilisation à grande échelle. «Il n'y a que sur la route qu'on ne peut pas nous copier encore. Heureusement qu'on peut jouer encore dans des petites salles et rencontrer notre public», déclare t-il, un peu écoeuré mais toujours optimiste.

Un papa heureux
Le succès qu'il rencontre depuis le début de la tournée lui prouve qu'il y a encore un public friand d'authenticité et de qualité. Ce qui le rassure! Après quasiment 8 ans d'absence des scènes québécoises, le beau Roch vit de vraies retrouvailles avec ses fans grâce à un spectacle interactif et bien rôdé à l'affiche jusqu'en 2008. En décembre, il part faire sa promo en France avant de revenir auprès de sa petite famille. Papa de deux jeunes garçons, Kilian et Alix-Éloine, Roch Voisine semble avoir trouver le juste équilibre entre sa carrière et sa vie familiale. «J'avais une vision saine du métier dès le départ. Nous sommes des faiseurs de rêve, mais il ne faut pas rêver et toujours garder la tête froide», avoue le chanteur qui sait où il va, très conscient des bons et mauvais côtés de la célébrité.

Il veut durer dans ce métier en restant lui-même et sans jamais mentir ni abandonner les choses essentielles. Ce qui explique sans doute ce parcours déjà si exceptionnel! Roch Voisine sera au Capitole les 22 et 23 novembre 2007. De nombreuses dates sont aussi programmées dans les environs www.rochvoisine.com

# Posté le lundi 10 décembre 2007 03:53

rock-voisine


Dans l'album Best Of de Roch Voisine, le chanteur nous offre en prime une entrevue de 20 minutes dans laquelle on apprend notamment que le chanteur a grandi avec Laurence Welk, une émission de variétés des années 60-70.
Il raconte: «À tous les samedis soirs, c'est ce que nous regardions chez mon grand-père et ma grand-mère. À la fin de l'émission, il y avait toujours cette même chanson qui disait «Good night, Sleep tight» et chez nous, tout le monde me la chantait pour me faire savoir qu'il était temps que j'aille me coucher! (rires) Je détestais ça! Parfois, à force de négocier, je réussissais toutefois à gagner la première période de hockey et je n'allais pas me coucher directement à la fin de l'émission.»

Roch poursuit: «Ce qu'on écoute d'abord, c'est la musique de nos parents et de nos grands-parents. Dans les années 70, les choses ont changé. J'avais écouté les crowners et subitement, je découvrais Garolou, Paul Piché, Claude Dubois et le phénomène québécois. J'ai aussi découvert les Beatles. Finalement, j'ai écouté toutes sortes de choses.»

Dans le cadre de la sortie de son album Best of, ne manquez pas, dans le magazine 7 Jours de cette semaine, une entrevue réalisée avec Roch Voisine sur ses 20 ans de carrière.



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# Posté le lundi 10 décembre 2007 03:55

20 ans de carrière pour Roch Voisine

20 ans de carrière pour Roch Voisine
Pour célébrer ses 20 ans de carrière, Roch Voisine vient de nous présenter un album double, Best Of Roch Voisine. On y trouve les chansons chéries du grand public de même qu'une entrevue exclusive de 20 minutes avec le chanteur. Pour la sortie de ce nouvel opus, nous avons effectué avec lui un survol de ces deux décennies bien remplies.


Roch, c'est impressionnant de constater que votre carrière totalise déjà 20 ans.
Oui; je réalise à quel point ça passe vite. Je me rends compte que ma carrière est consistante, que j'ai fait beaucoup de choses. Lorsque je prends un peu de recul, je n'en reviens pas du temps qui a filé, mais c'est positif. Ça fait 20 ans que j'exerce ce métier; je me sens plus à l'aise, j'ai de l'expérience. Par exemple, quand je monte un nouveau concert, quand je participe à une émission de télé, cela me sert. C'est plutôt rassurant.


On sent que cet album a été pour vous l'occasion des bilans.
C'est le but du Best Of: dresser le bilan. À l'intérieur de la pochette, nous racontons toutes ces années de carrière, jusqu'à aujourd'hui. Avec les problèmes liés à Internet, comme la copie de chansons, il faut présenter un bel objet et offrir quelque chose de plus. La copie, ça bouffe notre métier. L'ampleur que ça prend, ça fait peur. Ça res­semble au fait de brûler la moitié de la récolte d'un agriculteur.


Vous offrez, sur l'album, trois nouvelles chansons de même qu'une entrevue exclusive de 20 minutes.
C'est normal de le faire avec un projet semblable. Je voulais surprendre les gens. On trouve le Best Of Studio, avec des chansons dont les versions sont connues, et il y a aussi des versions revisitées. Dans la section Best Of Live, on s'amuse un peu plus avec des arrangements différents. J'ai aussi inclus trois nouvelles pièces: Garder le feu, Ne me laisse jamais partir et Quelque part.


Garder le feu, c'est la chanson que nous entendons à la radio présentement.
Oui. Je me sens heureux, car cette très belle chanson est positive, ce qui est rare. Les grandes ballades font généralement pleurer, je le sais, j'en ai écrit plusieurs. (sourire) Mais c'est agréable d'avoir une chanson qui nous aide à nous lever le matin. Elle va bien avec l'idée du Best Of: après 20 ans de carrière, il faut le garder, ce feu. J'ai travaillé avec des Français, et j'ai retouché le texte avec eux. C'est évident qu'une partie de la chanson est personnelle. Elle tombe bien, comme un cadeau du ciel.


Vous avez pour projet de retourner en France?
Oui; le Best Of est déjà sorti là-bas et je dois m'y rendre à la fin d'octobre. J'y retournerai aussi en décembre pour en faire la promo. Par la suite, ça ira au printemps prochain. Nous avons plusieurs autres projets, notamment un album en anglais, que je prépare actuellement.


Nous l'entendrons à quel moment?
Sûrement pas avant un an. Nous n'avons pas fixé de date et nous ne nous prononçons pas encore sur ce sujet.


Vous êtes papa de deux garçons. Je présume que vous ne souhaitez pas vous éloigner de votre famille trop longtemps.
C'est certain que je ne partirai plus pour des tournées de trois ou quatre mois. Je serai absent pendant trois semaines au maximum. Mes horaires vont me permettre de revenir régulièrement. Je ne suis pas le premier père de famille qui fait ce métier, mais c'est important quand on a des enfants en bas âge d'être présent. On ne peut pas trop s'éloigner. Je vais toujours m'organiser pour revenir, même si ce n'est que pour deux jours. Aujourd'hui, Internet et la Webcam, ça nous permet de garder le contact. Si je mange mon spaghetti à minuit et que mon fils mange le sien à 18 h, nous mangeons en même temps! Avec les enfants, c'est la présence qui compte.


En 20 ans de carrière, quels ont été les moments les plus marquants pour vous?
Il y en a eu beaucoup... Le premier concert que j'ai fait à la Fête du Canada, en 1986, s'est révélé un moment vraiment important pour moi. À l'époque, j'étais tellement gêné.


C'est à ce moment que vous avez compris que cette carrière était possible...
Oui, même si j'envisageais un autre avenir. J'étudiais en physiothérapie, et je devais faire une demande d'admission en médecine l'année suivante. Je serais probablement médecin aujourd'hui. La musique, je l'ai choisie librement, parce que j'aime ça. Je suis chanceux, je fais ce que j'aime.


Vous souhaitez enseigner cela à vos enfants?
Je suis de ceux qui croient que les sermons ne servent à rien. Le message le plus clair, c'est l'exemple. Je me souviens aussi de mon premier concert à Terrebonne, quand j'ai présenté mon premier vrai spectacle. C'était en 1989. Il y a eu également les concerts à la Place des Arts et mon premier album. Finalement, je constate que toutes les premières fois sont importantes. Je me rappelle aussi la folie européenne.


Et des moments difficiles, vous en avez traversés?
Les périodes d'isolement durant les premières années de ma carrière. Vivre un succès aussi fou... Les gens qui m'entouraient ont fait ce qu'ils ont pu avec les moyens qu'ils avaient. Ils m'ont protégé, ils ont essayé de m'avertir d'avance, alors je n'ai pas été traumatisé par ce succès. J'ai été très isolé et j'ai passé des mois et des mois dans les chambres d'hôtel avec un bodyguard devant la porte. Ce n'était pas nécessaire. L'un d'eux m'avait dit que, s'il pouvait sortir prendre un verre dans un bar avec les Rolling Stones après un concert, il était capable de le faire avec moi... Je menais une vie tout à fait normale, mais en parallèle: je n'avais pas d'amis dans le show-business, j'habitais aux États-Unis... C'est difficile, c'est schizo­phrénique et je ne me sentais pas bien là-dedans. J'ai toujours aimé avoir mon petit coin, mes amis, et j'avais cette nature bien avant d'exercer ce métier. J'ai dû accepter le fait d'être une personnalité. Je suis chanceux: au Québec, le public et les gens sont très respectueux.


Avez-vous déjà douté de votre capacité à mener cette carrière?
Non. Je me suis souvent posé des questions sur la manière de le faire, sur l'éloignement, mais je n'en ai jamais douté. Mes priorités ont changé. Je ne souhaite pas être le meilleur chanteur du monde et faire le tour de la planète sans fin. Je n'ai pas besoin de ça dans la vie. Je veux composer des chansons et les chanter. C'est déjà un grand privilège en soi. 7J

# Posté le lundi 10 décembre 2007 03:56

joyeux noel

joyeux noel

# Posté le lundi 10 décembre 2007 04:02

voisi quel que photo de roch

voisi quel que photo de roch
voisi quel que photo de roch

# Posté le lundi 10 décembre 2007 04:30